Guide de la Norme  Environnementale de la RT 2012  Pour la Construction de Maisons Individuelles des Temps Modernes

Guide de la Maison BBC  2018.  

QU’EST-CE QU’UNE MAISON réalisée aux normes RT 2012 ? 

On appelle maison RT 2012, bâtiment basse consommation, les constructions ayant pour performance, la capacité de consommer au maximum 50 KWh/m2.an, à moduler selon la zone climatique et altitude, pour le chauffage et la production d'eau chaude sanitaire.

Pour rappel dans notre guide de la Maison BBC 2018, les maisons actuellement réalisées de manières non RT 2012, consomment entre 150 à 200KWh/m2.an. La construction de ces maisons, pour atteindre cet objectif de performance, devra bénéficier d'une conception judicieuse de leurs enveloppes, des technologies de construction adaptées et économes, et exploiter les énergies renouvelables, indépendamment de l'équipement en matériel, devant être plus économe en énergie. Le label RT 2012 correspond à la nouvelle réglementation thermique des bâtiments basses consommations (RT 2012). En effet, suite au grenelle de l'environnement, il a été décidé par décret, que cette nouvelle norme serait applicable, à toutes réalisations de nouvelles constructions, à daté du 1er Janvier 2013. L'objectif étant de rendre moins dépendant en énergie le secteur du bâtiment, qui consomme actuellement près de la moitié des ressources naturelles, soit, 40% de l'énergie primaire, 16 % de l'eau, et génère plus de 50 % des déchets, sans compter les émissions de gaz à effet de serre, le CO2, dont le secteur du bâtiment est responsable à la hauteur de 25%.

De ce fait, cette démarche permet :

? Des économies sur la consommation d'énergie non renouvelable et de ressources naturelles.

? De participer à la limitation de la pollution de l'air, de l'eau, du sol.

? De réduire les dépenses de santé, grâce à la réalisation de constructions plus saines, utilisant des matériaux et produits sans danger.

? De favoriser une relation harmonieuse entre le bâtiment et son environnement immédiat.

Pour arriver à de telles performances, les constructeurs de maisons individuelles travaillent depuis de nombreuses années en collaboration avec des énergéticiens, bureaux d'étude, architectes, industriels, et entreprises, afin de développer les nouvelles techniques permettant de répondre à cet ambitieux projet. Ainsi, sans attendre 2013, nous ne pourrions que vous conseiller de découvrir notre nouvelle gamme de Maisons RT 2012, correspondant à une nouvelle étape majeure, dans la performance énergétique.

LES AVANTAGES D’UNE MAISON Construite aux Normes RT 2012 

Les points forts de la Maison RT 2012 : 

Les maisons RT2012, bâtiment basse consommation, sont de conception technique très élaborée. Pour les profanes, cela pourrait se résumer par une maison bénéficiant de :

? L'utilisation d'énergies renouvelables pour le chauffage et chauffe-eau.

? D'une très haute performance en matière d'isolation.

? D'une gestion intelligente de la ventilation de l'ouvrage.

? D'une étude des espaces à vivre, aménagés, tenant compte de l'environnement extérieur, et notamment, celui de l'ensoleillement des pièces à vivre.

L'ensemble de ces prestations et aménagements permettent de faire bénéficier à ses habitants, d'une maison économe en énergie, moins polluante, et très confortable. D'autre part, les qualités et performances de l'ouvrage, offrent une réelle plus value à l'ouvrage, qui ne manquera d'être prise en compte, en cas de revente.

Les atouts fiscaux 

Le coût d'une maison RT 2012  est le résultat de maisons disposant de techniques et matériaux très finement étudiés. Leur approche environnementale, se traduit par une économie des coûts de maintenance et d'exploitation importants (chauffage, chauffe-eau). Néanmoins, pour l'ouvrage à construire, il faudra prévoir un surcoût correspondant à ces adaptations en équipements, de l'ordre de 15%. En fait, cette plus value correspondra à un investissement, puisqu'elle se transférera de manière différée, sur l'obtention des économies réalisées lors de son exploitation. D'autre part, les maisons RT 2012 permettent l'obtention d'aides et prêts plus avantageux. Cela à pour objectif, de compenser l'écart de prix correspondant à cette prestation.

LES FONDAMENTAUX D’UNE MAISON AUX NORMES RT 2012

Tenir compte de l'environnement 

Le point de départ d'un projet de construction RT 2012 sera de définir l'implantation et l'orientation de l'ouvrage. En effet, la maison devra s'intégrer dans l'environnement, en prenant en considération la végétation existante et relief du terrain. Elle devra prendre en compte le déplacement du soleil, afin d'optimiser son exploitation passive l'hiver, et les limiter pour cause de chaleur, l'été. D'autre part, il faudra éviter, tant que possible, les ouvertures en direction des endroits trop venteux, et favoriser au maximum les éclairages naturels. D'un point de vue architectural, même si les maisons RT 2012 n'interdisent en rien la créativité des ouvrages, le choix de modèles compacts sera à privilégier, permettant de diminuer les déperditions du bâtiment en hiver, et aménagé par des espaces traversant, favorisant la ventilation l'été. Il s'agit là des bases mêmes, d'une maison bioclimatique. En effet, plus une maison est découpée, et plus les déperditions thermiques seront importantes et difficiles à isoler. Une maison construite sous forme de bloc sera de ce fait plus économique, du fait qu'elle avantagera l'efficacité thermique.

Faciliter l'exposition solaire 

L'énergie naturelle que nous offre le soleil est un paramètre déterminant pour réduire de manière significative les dépenses liées au chauffage. Lorsque les rayons du soleil pénètrent dans la maison, ils la chauffent. De ce fait, l'orientation des façades aura une importance primordiale. La façade principale sera, lorsque possible, à réaliser orientée vers le sud afin d'optimiser en hiver les apports énergétiques issus des rayons du soleil. De ce fait, les pièces à vivre devront être exposées au sud de préférence afin qu'elles disposent de la chaleur du soleil. A l'inverse, pour se protéger des périodes chaudes, il faudra prévoir l'emploi d'un dispositif d'occultation tel que brise soleil, auvent ou éléments naturels tel que haies et arbres.

Profiter de l'inertie thermique 

L'inertie thermique correspond à la capacité qu'ont les matériaux constituant l'ouvrage, à emmagasiner la chaleur l'été, et le froid l'hiver. Lorsqu'elle est exploitée, cela permet une intéressante source d'économie et de confort. Le fait que les constructions réalisées aujourd'hui soient légères et sensibles aux variations de température, conduira lorsque possible, à trouver des astuces techniques permettant d'en bénéficier. Ainsi, comme se sont les matériaux qui déterminent l'inertie thermique, il est préconisé à l'intérieur de l'ouvrage de cloisonner certains espaces en matériaux lourds, du type brique ou béton cellulaire.

Appliquer la meilleure des isolations 

L'isolation thermique est l'élément majeur d'une maison RT 2012. Elle doit être hautement performante et appliquée rigoureusement sur l'ensemble de l'ouvrage. Pour y parvenir, Il faudra réaliser une lutte sans merci contre les ponts thermiques d'où s'échappent les précieuses calories. Il existe une multitude de solutions techniques d'isolation des ouvrages permettant l'obtention du label RT 2012 . Plus couramment, elles seront sélectionnées suivant la région de construction, étant entendu qu'au final, seules les solutions techniques retenues et leur qualité de mise en oeuvre, devront avoir pour résultat, l'obtention d'une très haute performance thermique.

Gérer la ventilation 

Les maisons bénéficiant du label RT 2012 doivent être réalisées, parfaitement étanche à l'air. Néanmoins, pour que l'ouvrage soit habitable, il devra être parfaitement ventilé. En effet, il s'agit d'éliminer les polluants chimiques (composés organiques volatiles), biologiques (moisissures), mais aussi de préserver la maison contre toute humidité. De ce fait, la maison devra être équipée d'une ventilation mécanique (VMC) assurant la gestion de l'air de la partie habitable. Deux types de VMC pourront être le plus couramment proposés : ? La VMC hygroréglable B microwatt, c'est-à-dire munie d'un système possédant des entrées d'air et des bouches d'extraction autoréglable, donc limitant les pertes de chaleur. ? La VMC double flux permettant de souffler mécaniquement l'air neuf. Ce système permet une filtration de l'air neuf er une récupération des calories extraites. Néanmoins, l'utilisation de deux moto-ventilateurs génère un léger accroissement des consommations électriques, ainsi qu'un coût supérieur d'achat et de mise en œuvre.

Chasser les infiltrations d'air 

Afin de réduire les besoins en chauffage, il est nécessaire de limiter les entrées d'air sauvages. En effet, les infiltrations d'air peuvent représenter jusqu'à un tiers de l'air pénétrant dans l'ouvrage. De ce fait, pour obtenir la labellisation RT2012, il faudra être attentif à la qualité des travaux réalisés, de telle sorte à limiter au maximum les infiltrations d'air. Il faudra s'assurer de la qualité de mise en oeuvre des matériaux, et notamment, du jointoyage de la maçonnerie, des liaisons menuiserie/maçonnerie, des prises de courants et interrupteurs et de la trappe d'accès au grenier.

Se protéger de la surchauffe l'été.

Le concept des maisons bioclimatiques est de rechercher le soleil en hiver, et de l'éviter en été. En effet, lorsque la chaleur est installée à l'intérieur, il est difficile de la déloger. De ce fait, pour se protéger, il faudra laisser portes et fenêtres fermées, ainsi que baisser les stores et prévoir la réalisation de auvents et brises soleil. D'autre part, il est utile de favoriser la création de pergolas végétalisées, car elles protègent de la surchauffe et créent des espaces de fraîcheur à l'extérieur. La plantation de végétaux, y compris sur les murs de façades pourra aussi contribuer à limiter les effets du soleil.

Apprivoiser la lumière naturelle.

L'ensemble des ouvrages réalisés disposent en moyenne d'une surface vitrée de l'ordre de 13% de la surface habitable. La nouvelle réglementation RT 2012 préconise, afin de bénéficier d'un maximum d'éclairage naturel, d'élever la surface vitrée à 17%. Il faudra, de ce fait, tenir compte de l'exposition de l'ouvrage et de son ensoleillement, pour réaliser des ouvertures aux dimensions adéquates, permettant le meilleur éclairement naturel. Ainsi conçu, l'ouvrage réalisé permettra une intéressante économie d'énergie, liée à l'éclairage.

Choisir Les énergies renouvelables 

Les maisons RT 2012 sont tenues, dans le cadre de leurs performance énergétiques et réglementation, de recourir a l'utilisation au moins, d'une énergie renouvelable pour le chauffage. Plusieurs options seront possibles et à étudier, en fonction de l'implantation géographique de l'ouvrage. Sur notre secteur, seront privilégiées les pompes à chaleur pour le chauffage et l'eau chaude sanitaire par géothermie ou aérothermie, l'utilisation de poêle à pellet couplé à un chauffe-eau solaire ou thermodynamique, ainsi que le gaz et fioul via une chaudière à condensation.

Responsabiliser votre comportement 

La réalisation d'une maison RT 2012 doit inciter ses habitants à adopter une attitude responsable et pleine de bon sens. En effet, pour bénéficier pleinement de son investissement, il est recommandé par exemple :

 ? D'avoir recours pour l'éclairage à des ampoules à faible consommation.

 ? D'éviter d'installer son congélateur dans une pièce chauffée.

? De faire sécher, tant que possible, son linge de manière naturelle.

? De laisser les fenêtres fermées.

? D'installer sur les robinets et douches des économiseurs d'eau.

? D'adapter un système de récupération des eaux de pluie.

? D'acheter des équipements de qualité, moins gourmands en énergie (A, A+ et A++).

LES CARACTERISTIQUES D’UNE MAISON RT 2012 

Le Vitrage 

Les pertes thermiques par le vitrage, représentent de l'ordre de 13% des déperditions totales. Il est donc utile de bien choisir son vitrage, mais aussi la menuiserie, et de porter un soin particulier à leur mise en oeuvre.  Idéalement, une maison RT 2012 devrait disposer d'une surface vitrée correspondant à 17% de la surface au sol. Leur répartition pour optimiser les bienfaits du soleil, devrait être de 40% des surfaces vitrées au sud et 20% à l'est, l'ouest et nord. Dans la limite du possible diminuer au maximum la surface vitrée au nord. La qualité du verre est devenu primordiale, car elle doit correspondre à de nombreux critères de qualité tels que : laisser une grande luminosité, bénéficier d'un haut pouvoir d'isolation thermique, phonique, antichoc, voir anti-effraction. D'autre part, la transmission énergétique pour le verre n'est pas la même, suivant s'il s'agit de l'énergie calorifique ou de l'énergie solaire. L'énergie calorifique étant une onde longue, le vitrage devra bénéficier des propriétés lui permettant d'avoir un vitrage faiblement émissif, en disposant d'un revêtement d'oxyde métallique, permettant à l'habitation, en hiver, de garder sa chaleur. Par contre, L'énergie solaire étant une onde courte, elle pénétrera bien dans la maison aux intersaisons et en hiver. C'est pour cette raison qu'il faudra s'en protéger en été. Tenant compte de ces considérations, un double vitrage 4/16/4 ou 4/20/4, lame d'argon, semble être la meilleure des solutions pour quasiment l'ensemble de la France.

Les Menuiseries 

Dans le cadre du respect des normes RT 2012, les menuiseries extérieures en PVC sans plomb, ou en aluminium à rupture de pont thermique lorsque les baies vitrées sont de grande taille semble le mieux approprié. En effet, le bois étant un matériau vivant avec un taux d'humidité d'au moins 15%, le risque en séchant, est que l'étanchéité de la fenêtre ne soit plus optimale.

Le Chauffe-eau thermodynamique 

Parmi les nombreuses solutions de production d'eau chaude disponible, le chauffe-eau thermodynamique commence à se développer. Ce système proche du fonctionnement de la pompe à chaleur, a en effet, l'avantage de permettre d'importantes économies d'énergie et d'être adapté à la nouvelle réglementation des maisons RT 2012. Basé sur le principe de l'aérothermie, le chauffe-eau thermodynamique représente une solution d'avenir pour produire de l'eau chaude sanitaire en faisant des économies et en préservant l'environnement. A la pointe des nouvelles technologies liées au confort thermique, l'aérothermie permet de récupérer les calories présentes naturellement dans l'air pour produire de la chaleur. C'est donc une source d'énergie gratuite, inépuisable et non polluante que le chauffe-eau thermodynamique utilise pour fournir de l'eau chaude sanitaire !

C'est un appareil, tout en un regroupant le chauffe-eau et la pompe à chaleur, qui est facile à installer et très pratique à utiliser au quotidien. Principe de fonctionnement du chauffe-eau thermodynamique : L'air ambiant*, aspiré par le ventilateur (1), réchauffe le fluide frigorigène gazeux dans l'évaporateur(2) Le fluide passe ensuite dans le compresseur (3) où sa température augmente encore. Dans le condenseur (4), le fluide cède ses calories à l'eau du ballon. Il se refroidit et passe de l'état gazeux à l'état liquide. Le détendeur (5) amorce le passage du fluide de l'état liquide à l'état gazeux et permet au fluide de recommencer un nouveau cycle dans l'évaporateur. L'appoint électrique (6) se déclenche uniquement en cas de besoin.  * air ambiant non chauffé

Le Chauffe-eau solaire 

Les systèmes de chauffe-eau solaire sont aujourd'hui extrêmement performants, même si on peut regretter que leur rendement maximum soit l'été, période où l'on en a le moins besoin. Le système consiste à récupérer la chaleur du soleil en faisant circuler de l'eau froide additionnée d'antigel dans un circuit fermé, que l'on fait passer par un capteur solaire placé sur le toit de préférence orienté plein sud. Le circuit primaire composé d'eau additionnée d'antigel s'échauffe en passant par les tubes du capteur et se dirige vers le ballon de stockage ou il restitue les calories solaires à un échangeur thermique placé dans le ballon. Le liquide primaire, alors refroidi, repart vers les capteurs pour se chauffer, le ballon stocke ainsi de l'eau chaude. Cette eau chaude, qui sera utilisée pour vos besoins, sera alors remplacée par de l'eau froide du réseau, réchauffée sur le même principe. La circulation peut se faire, soit de façon naturelle, soit de façon forcée. Dans le premier cas, le liquide caloporteur circule grâce à sa différence de densité avec l'eau du ballon (tant qu'il est plus chaud, il est moins dense, et s'élève donc naturellement). Dans le second cas, une petite pompe électrique, le circulateur, met en mouvement le liquide caloporteur quand il est plus chaud que l'eau sanitaire du ballon. En cas de grosses périodes défavorables en terme d'ensoleillement, il est toujours bon d'avoir une solution de secours. Le ballon est donc équipé d'un dispositif d'appoint qui prend le relais en cas de besoin (cela peut être une résistance électrique ou un serpentin relié à une chaudière).

La Géothermie 

En France, la température moyenne au niveau du sol est en général de 10°C à 14°C et l'accroissement de la température en fonction de la profondeur est en moyenne de 4°C tous les 100 m. La géothermie est une énergie renouvelable, écologique et disponible à volonté, puisqu'elle est naturellement présente dans le sous-sol. L'exploitation de cette énergie nécessite la mise en oeuvre de pompes à chaleur pour prélever cette chaleur à basse température et pour l'augmenter à une température suffisante pour le chauffage d'habitations.

Le principe de la géothermie réside dans le captage des calories naturellement stockés dans le sol que l'on amènera à un plancher chauffant par l'intermédiaire d'une pompe à chaleur.Dans le cadre d'un captage de calorie horizontal, il faudra prévoir pour une maison de 100 ma? environ 150 à 200 ma? de surface de captage dans le sol enterré à 80 à 100 cm. En effet on prévoit 1.5 à 2 fois la surface à chauffer, lorsqu'on installe un plancher basse température.

Dans le cadre d'un captage de calories verticales, on implantera une sonde composée de deux tubes verticaux parallèles. La mise en place nécessite peu d'espace et s'adapte parfaitement aux petites surfaces. Néanmoins le coût, compte tenue du forage, est plus onéreux. D'autre part, le chauffage par plancher basse température a l'avantage d'un confort homogène puisque diffusé par rayonnement sous forme de chaleur douce. De plus, il ne rejette aucun gaz, ni dioxyde de souffre, ni d'oxyde d'azote dans l'atmosphère, ce qui en fait une énergie propre contrairement au fioul, gaz et charbon. Il est à noter que la géothermie est indépendante de la météorologie, ce qui permet, quelque soit le temps et toute l'année, de bénéficier de chauffage et d'eau chaude sanitaire.

Aérothermie 

Une pompe à chaleur aérothermique capte les calories présentes naturellement contenues dans l'air et grâce à un compresseur, les porte à une température plus élevée qu'elle diffuse ensuite dans la maison. La pompe fonctionne à l'électricité, mais elle consomme peu et permet d'économiser jusqu'à 60 % sur une facture de chauffage. Cette chaleur peut être restituée de deux façons :

? En propulsant de l'air : on parle de pompe à chaleur air-air

? En chauffant de l'eau : pompe à chaleur air-eau Pour fonctionner, les pompes à chaleur utilisent les calories contenues dans l'air ambiant. Les capteurs sont regroupés dans une ou plusieurs "bornes" adossées au mur ou placées dans votre jardin.

Il existe des pompes à chaleur :

? Air/air: la pompe à chaleur est reliée à des ventilo-convecteurs qui brassent l'air frais de la pièce, le réchauffe, avant de le pulser à nouveau dans l'habitation.

? Air/eau : la pompe chauffe de l'eau qui ensuite circule dans un plancher chauffant ou des radiateurs. La pompe à chaleur aérothermique capte les calories dans l'air ambiant, le rendement est par conséquent dépendant de la température extérieure ce qui aura pour conséquence, que plus l'air est froid, moins les pompes sont performantes. En dessous d'un certain seuil de température (variable, selon les machines, de + 3 à -20 °C), le système perd en efficacité. Dans ce cas, une résistance électrique prend le relais de la PAC (pompe à chaleur). Il peut être alors nécessaire de recourir à un chauffage d'appoint

Le Poêle à pellet ou granule 

Le poêle à granules est un poêle à bois utilisant comme combustible des granulés de bois ou pellets (appellation anglaise de granulés). Ce dernier a l'avantage d'être calibré, séché et d'un rendement calorifique important. Le bois est une énergie renouvelable qui contribue à la lutte contre l'effet de serre. En effet, il limite le réchauffement climatique, puisqu'il recycle dans l'atmosphère le gaz carbonique qui est absorbé par les forêts. D'autre part, le bois est un combustible économiquement intéressant, puisqu'il n'est pas soumis aux fluctuations des cours internationaux, des monnaies et des carburants. En tant qu'énergie propre, son emploi ne sera pas concerné par l'écotaxe sur l'énergie. De plus, il permet à la filière bois, une excellente valorisation de ce sous produit et déchet, et participe de fait, à la gestion et entretien rationnel des forêts. Pour les particuliers, le combustible bois utilisé sera principalement des granules de bois, fabriqué par sciure compressée à haute pression avec de la vapeur d'eau, en cylindre de bois de 6 à 9 mm.